L’altre Rousseau

Hi ha un Rousseau, el de la voluntat general –aquell a qui nosaltres, ben fidels a allò nostre, acostumem a referir-nos– i un altre Rousseau, el de les passejades solitàries i el de paraules com aquestes…

“¿Se verá alguna vez renacer esos tiempos afortunados en que los pueblos no se entrometían a filosofar, pero cuando los Platón, los Tales y los Pitágoras, arrebatados por un ardiente deseo de saber, emprendían los más largos viajes únicamente por instruirse, e iban lejos a sacudir el yugo de los prejuicios nacionales, a aprender a conocer a los hombres por sus semejanzas y sus diferencias y para adquirir esos conocimientos universales que no son de un siglo o los de un país exclusivamente, sino que, por ser de todos los tiempos y de todos los lugares, son, por decirlo así, la ciencia común de los sabios?”

Jean-Jacques Rousseau, Discurso sobre el origen de la desigualdad entre los hombres, Nota X.

Poster només la mirada que contempla els dos Rousseau pot copsar tota la complexitat de la naturalesa de la societat, de la naturalesa de la filosofia i de la relació entre elles.

Jf

Ai, la propietat!

Aquí mateix, en aquest fragment de Rousseau, hom pot sospitar que es produeix un gir, un pas cap a una altra direcció; comença un nou camí que marcarà la resta de la modernitat…

“Le premier qui, ayant enclos un terrain, s’avisa de dire: Ceci est à moi, et trouva des gens assez simples pour le croire, fut le vrai fondateur de la société civile. Que de crimes, de guerres, de meurtres, que de misères et d’horreurs n’eût point épargnés au genre humain celui qui, arrachant les pieux ou comblant le fossé, eût crié à ses semblables: Gardez-vous d’écouter cet imposteur; vous êtes perdus, si vous oubliez que les fruits sont à tous, et que la terre n’est à personne.”

Jean-Jacques Rousseau, Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes (1754).

Jf

La Ginebra perfecta de Rousseau

Rousseau descrivia amb aquestes paraules la seva Ginebra, aquella república de constitució perfecta que, a diferència d’altres estats, només li calia gaudir de la felicitat ja aconseguida…

“Dans tous les autres gouvernements, quand il est question d’assurer le plus grand bien de l’État, tout se borne toujours à des projets en idées, et tout au plus à de simples possibilités. Pour vous, votre bonheur est tout fait, il ne faut qu’en jouir, et vous n’avez plus besoin pour devenir parfaitement heureux que de savoir vous contenter de l’être. Votre souveraineté acquise ou recouvrée à la pointe de l’épée, et conservée durant deux siècles à force de valeur et de sagesse, est enfin pleinement et universellement reconnue. Continue reading “La Ginebra perfecta de Rousseau”